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Accueil Date de création : 11/02/08 Dernière mise à jour : 07/02/10 19:55 / 324 articles publiés
 

[MANGE TA TÊTE!!!] Kiss Kiss Bang Bang.  ([ MANGE TA TÊTE!!! ]) posté le dimanche 07 février 2010 19:55

Bonne nouvelle m'sieur dames! Enfin, m'sieur mademoiselle plutôt.

Vous savez la salope qui se complet à foutre la merde dans les couples?

Ben elle va arrêter de faire semblant de geindre dans les environs.

Elle s'est dit que bon, c'était peut être suffisant de jouer à la nana qui douille, et qu'il fallait laisser ce petit couple bienheureux vivre. C'est vrai quoi, merde. Huguette vraiment, elle abuse... C'est d'ailleurs pour ça qu'elle a toujours insisté pour qu'ils viennent lire le pauvre vomissage sentimental qui s'est étalé ici ces derniers mois. Et ce, sans jamais leur avoir adressé un mot en personne! Dingue non? Il se passe vraiment des choses surnaturelles parfois... À croire que je suis un peu magicienne à mes heures.

Et pour bien insister sur le fait que je suis une bonne grosse salope qui fait tout pour se remettre avec son ex (parce que c'est de ça qu'il s'agit, enfin, à ce qu'il paraît! ), un joli petit dessin vraiment pas très gentil dit donc.

Ah, et tant que j'y suis, bon anniv' en avance mon grand! On a qu'à dire que mon cadeau, c'est que j'arrête de foutre la merde dans ta vie. Par exemple en arrêtant de te harceler au téléphone, de venir chez toi, dans tes soirées, par lettre, sur internet, en créant un blog rempli de photos de toi avec des petits cœurs roses, ... ah mais nan j'suis con! Je l'ai jamais fait! Et je t'ai pas parlé en face à face depuis... Octobre!  Ahah. Qu'est c'qu'on s'marre {#}

Allez, sans rancune hein! Je vais affûter mes cornes pour ma prochaine victime.

RRRRrr.

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[ Et. Cri. Ture. ] À quai.  ([ Et. Cri. Ture. ]) posté le mercredi 03 février 2010 00:52

  Il fallait qu'elle soit en retard, comme toujours. À courir en tenant ses poches, pour que rien ne tombe, y compris sa tête qu'elle avait rangé là, en dernier recours. En arrivant sous le grand hangar vitrifié des grands départs, elle jeta un œil à l'horloge énorme qui surplombait les passants affolés, pressés, impatients, endormis sur les bancs, frigorifiés, ou inquiets. Finalement, il restait 12 minutes, exactement de quoi stopper net, cracher ses poumons sur le sol, et les achever en allumant une cigarette roulée à la hâte. La cendre frémissait, et malgrès tous les bruits que peut faire retentir une gare, elle l'entendait, ce bout rouge incandescent. Comme celui qui battait dans sa poitrine. Le joueur de tambour maudit. Et boum, et boum. Le cul sur son sac, le menton sur les genoux. Des yeux, elle frôlait les passages fantomatiques de ces êtres sans noms. Personne ne semblait heureux, ou même vivant. Même ceux qui se retrouvaient, s'accolaient, et partaient main dans la main, en faisant semblant de sourire. Elle le savait bien, elle. Lorsqu'elle écrasa son mégot, il restait encore 5 minutes. Elle se releva pour se rapprocher du quai, puis du train, puis de la porte. Wagon numéro 12. Tout au bout.
  C'est quasiment, je pourrais presque le certifier, au milieu du quai qu'elle s'arrêta. Soudainement. Aussi soudainement qu'elle lâcha son sac à terre. Ça fît un bruit sourd. La rencontre de la toile et du béton froid. Juste avant que ses jambes ne flanchent. Et que ses yeux ne rougissent.

-" Mademoiselle? Tout va bien? ... Mademoiselle? "

  Elle préféra un geste de la main, plutôt que de parler. " Oui, merci. Ça va aller. " Je vous laisse traduire en langage de doigts. Tout le monde courait autour, et le contrôleur siffla. Les portes claquèrent. Le train était engagé. Puis il disparu dans l'horizon des rails, des tours d'immeubles et des ponts qui se chevauchaient les uns au-dessus des autres, sur le point de fuite, là-bas. Elle n'avait pas bougé, et ses genoux commençaient à lui crier de se relever, ou de s'asseoir, ou de s'allonger, mais que diable! Qu'elle les change de position. Elle se releva péniblement, et autour d'elle, le quai était désormais redevenu vide et plein de courants d'air. Les annonces de retards retentissaient plus loin, là où la foule s'amassait et trottinait, dans un échos étouffé par le bruit d'un train qui entrait en gare. Elle se pencha pour ramasser son sac. Failli basculer en avant mais se rattrapa  sur une main. Elle ne voyait plus rien. Les yeux rongés et humides. Et les secousses de la poitrine en fanfare.

  Combien de trains allait-elle encore décider de rater?

  Lorsqu'elle ouvrit sa porte, la nuit était tombée. Derrière les vitres de sa chambre, les lueurs pâles et oranges de la ville venaient s'écraser sur les traces de doigts qui s'était accumulés sur le verre doublé. Une sirène retentit en bas, tout le long de l'avenue recouverte de feuilles mortes et séchées. Le long cri de la grande ville. Son étreinte stridente et bleutée. Celle qu'elle détéstait. Elle mit la bouilloire à chauffer, se déshabilla, et laissa traîner son corps, nonchalant, entre les parois froides et carrelées de la douche. Une buée fine s'accrocha à l'émail des petits carreaux blancs laiteux. Elle souffla. Expira. Cria. En dedans. Son voisin pourrait entendre. Les murs sont si fins. Les larmes se confondirent avec les gouttes. Elle aurait voulu rester la nuit entière sous le jet brûlant qui lui assommait le dos de bien-être, et lui volait toutes les douleurs que son esprit avait accumulé dans ses membres dès le réveil. Elle entendit le chant glorieux de la bouilloire, coupa l'eau, se blottit dans une serviette, et, manquant de glisser, alla couper le gaz de la cuisinière.

  Lorsqu'elle porta la tasse brûlante et doucement sucrée à ses lèvres, emmitouflée dans un pull chaud, recroquevillée sur les draps froissés du lit, elle fixa le mur. Il y avait toujours cette petite tâche noire, fissurée, qui parcourait la peinture un peu effritée, de la taille d'un poing. Le sien. Mais c'était la première fois qu'elle considéra sa forme, dessinant sur la paroi une sorte d'étoile. Une étoile malade. Une étoile qui ne brillait pas. Une étoile noire et poreuse. Miroir de son être. 

(...) to be continued.

 

( Vous l'aurez sans doute compris, nouvel rubrique. Pure fiction. Et. Cri. Re. )

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[MANGE TA TÊTE!!!] Lazy.  ([ MANGE TA TÊTE!!! ]) posté le mardi 02 février 2010 13:12

Peut être qu'un jour je réussirai à réécouter cette putain de chanson en entier.

Ou pas.

Et ça y est, nous voilà en février. Ô joie et désespoir.

Hmph. Ça va être folklo tiens.

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[Textile] Les Ploüks  ([ Textile ]) posté le vendredi 29 janvier 2010 02:18

Et rebelote! Un an après, (les Schnocks  sont en vacances...)...

Les Ploüks sont dans la place! à la boutique des portes ouvertes de l'ESAA Duperré, aujourd'hui et samedi, de 9h à 17h! Chaque pièce est unique, faite à la main! S'il vous vient l'envie d'en adopter un, je serai à la boutique accompagnée de tous mes petits monstres tout vendredi et samedi dans l'après midi.

Et pour finir, parce que le concert de Babylon Circus au Bataclan était fort chouette, un pti  lien vers eux!

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[MANGE TA TÊTE!!!] Gris.  ([ MANGE TA TÊTE!!! ]) posté le jeudi 28 janvier 2010 00:31

Ce n'est qu'un peu de poudreuse sur l'échine. Des flocons d'images qui glacent les chairs.

On attend toujours le printemps avec impatience. Que les arbres se parent à nouveau de petits bourgeons dodus, que l'air se fasse plus doux, que le soleil, avec paresse, caresse les routes et les toits encore trop froids.

Mais je n'attends plus rien.

Que m'importe le froid. Que m'importe la chaleur. Que m'importe la douceur. Que m'importe les bouts de verres aiguisés.

Trop d'émotions tuent les sensations.

On bâcle. On torche. On fait vite.
Sans envie, sans motivation, sans goût, sans passion.
Le semblant des journées. Les journées à faire semblant.

Annihiler. Puisque c'est comme ça que les choses ont commencé, et qu'elles finiront.
Rien ne se perd, tout se créé.
Tout se perd, et tout se perd.

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